Echodoppler transcrânien

Méthodologie et Applications cliniques


Corinne GAUTIER : Corinne.gautier@chru-lille.fr

Ghislaine DEKLUNDER : Ghislaine.deklunder@chru-lille.fr




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Avec la collaboration de


BARONCINI Marc,

Clinique Neurochirurgicale, Hôpital Roger Salengro, Centre Hospitalier Régional Universitaire, Lille.


BOIVIN Valérie,

Service des Explorations Fonctionnelles Cardiovasculaires, Hôpital Cardiologique,

Centre Hospitalier Régional Universitaire, Lille.


CATTIN Françoise,

Service de Neuroradiologie, Centre Hospitalier Universitaire, Besançon,


GOBIN-METTEIL Marie-Pierre,

Service de Neuroradiologie, Centre Hospitalier Sainte-Anne, Paris.


LAFORTUNE Michel,

Département de Radiologie, Hôpital St Luc, CHUM, Montréal.


RACHDI Henda,

Service de Neuroradiologie, Centre Hospitalier Régional Universitaire, Lille.


RIEGEL Bernard,

Service de Réanimation Neurochirurgicale, Centre Hospitalier Régional Universitaire, Lille.


SEDIRI Ibrahim, Service des Explorations Fonctionnelles Cardiovasculaires, Hôpital Cardiologique, Centre Hospitalier Régional Universitaire, Lille.


THINES Laurent, Clinique Neurochirurgicale, Hôpital Roger Salengro, Centre Hospitalier Régional Universitaire, Lille.


VERDIN Marie-Françoise, Service de Réanimation  Neurochirurgicale, Centre Hospitalier Régional Universitaire, Lille.


Préface


Lisez-vous les préfaces ?

Moi pas !

Ou très rarement…

Et pour autant que j’aie pu en juger, elles remplissent deux fonctions principales :

  1.   Vanter les mérites de l’ouvrage qu’elles ornent (mais ce n’est probablement pas ce qui peut vous décider à l’acquérir : vous vous fiez beaucoup plus pour cela à la table des matières, et à un feuilletage rapide).

  2. Flatter l’auteur de la dite préface, à qui l’on confie généralement cette tâche pour s’assurer de sa bonne grâce, et consacrer sa place de « has been ».

J’assume donc, et bien que doutant d’être ou d’avoir été, je prends la plume pour écrire quelques mots sans rancune, car, de toute façon, je ne lis pas les préfaces et n’attends pas qu’on lise la mienne.


En fait, l’ouvrage dirigé par Corinne Gautier et Ghislaine Deklunder n’a pas besoin de préface, car la renommée de ses auteurs (issus des équipes de Lille, Paris, et Besançon), leur expérience clinique, la qualité de leur travaux scientifiques, et l’ardeur de leur action d’enseignement sont bien connus et sont plus convaincants que toutes les préfaces.


J’ai pourtant le souvenir d’une préface qui m’a marqué : celle du formidable « Dictionnaire – Atlas d’Anatomie » en 3 volumes de Pierre Kamina. A. Delmas commençait ainsi : « J’aime les dictionnaires ; ils sont de bonne compagnie ».

J’ai vraiment aimé cette phrase, et me la suis appropriée.


J’aime les livres ; ils sont de bonne compagnie.


J’aime ce livre, car il contient tout ce que ma pauvre tête ne contient pas :

  1.     les bases anatomiques dont ma mémoire a depuis longtemps perdu la trace ;   

  2.     les notions cliniques essentielles, dont je n’ai qu’une connaissance approximative,

  3.     la technique et ses subtilités, qui m’ont souvent échappé,

  4.     les innovations récentes, que je découvre avec émerveillement,

  5.     les développements futurs, qu’il me fait entrevoir…


J’aime ce livre, parce que c’est un bel ouvrage, bien écrit, richement illustré, solidement argumenté : un livre que l’on garde, auquel on rend visite souvent, et dont la présence rassure.


Nul besoin de préface, donc, mais j’évoquerai volontiers quelques « rencontres » que j’ai pu faire au hasard de ma promenade à travers les chapitres et les pages.

  1.   Le« Doppler transcrânien » est, de toutes les applications des ultrasons, la plus improbable et la plus singulière. Improbable, car a priori impossible (la « barrière osseuse » étant réputée infranchissable aux ultrasons). Singulière, au sens que, ne pouvant rivaliser avec la tomodensitométrie et l’imagerie par résonance magnétique quant à la morphologie, elle s’impose par sa capacité unique à démontrer, de façon totalement non vulnérante, la fonction circulatoire cérébrale.

  2.   La place du Doppler Transcrânien dans la démarche diagnostique et thérapeutique est indissociable de celle des autres techniques d’imagerie et d’exploration fonctionnelle, mais ce domaine évolue si rapidement et si profondément que seule une bonne connaissance de la physiopathologie des troubles vasculaires cérébraux ischémiques et hémorragiques permet de ne pas perdre de vue l’objectif clinique et thérapeutique.

  3.   L’objectif thérapeutique, précisément, confère à l’écho-Doppler transcrânien une place considérable, non seulement parce que c’est la technique idéale pour la surveillance non vulnérante des malades, mais aussi parce que, dans certains cas, les ultrasons contribuent directement à l’efficacité du traitement (c’est le cas de la thrombolyse facilitée par les ultrasons).

  4.    Le dialogue nécessaire entre angiosonologiste et clinicien est fondamental, et, dans cette application comme dans d’autres, la réponse ne peut être appropriée que si la question a été bien formulée et bien comprise. De plus, une question n’est pertinente, dans ce contexte clinique, que si la réponse que l’on peut lui apporter est à même d’influencer la prise en charge du patient.

  5.     Si l’écho-Doppler transcrânien ne peut pas apporter une réponse à toutes les questions des cliniciens, il fournit des informations riches et diverses qui pourraient constituer la réponse à des questions que les cliniciens ne posent pas, ou pas encore, mais ne manqueront pas de poser dès lors que les possibilités thérapeutiques viendront elles mêmes répondre aux progrès des connaissances physiopathologiques. L’avenir est donc prometteur.


J’aime vraiment ce livre. Il me tiendra longtemps compagnie, mais j’interromps là cette non-préface car je m’en voudrais de faire perdre du temps à ceux qui auraient l’idée saugrenue de la lire plutôt que de se plonger sans plus tarder dans les pages qui suivent.


Michel Dauzat

Nîmes, janvier 2010